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Le Dossier

La crise des agriculteurs... état dans l'Avesnois

4 - Un salon de l’Agriculture 2016 sous haute tension


Le Salon de l’Agriculture qui vient de se terminer à Paris a été l’occasion pour les consommateurs et la jeune génération d’apprécier toute la richesse de l’agriculture française. Dans ce contexte de crise agricole, les représentants politiques ont subi l’agacement et la colère des éleveurs et producteurs de lait : le président de la République François Hollande a été hué, le stand du ministère de l’agriculture démonté, le premier ministre Manuel Valls pris à partie : les tensions ont été fortes. Au côté des agriculteurs depuis les débordements survenus en Bretagne mi-janvier, Stéphane Le Foll multiplie les rencontres, les tête-à-tête, souhaitant l’arrêt de la baisse du prix du litre de lait, notamment : « Je suis là pour faire en sorte qu'on sorte de cette crise et pour aider les éleveurs dans un moment qui est particulièrement difficile. Il faut être encore plus vigilant pour tenir un cap, pour tenir les objectifs, pour faire en sorte qu'on continue d'avancer, de gouverner et de tenir un grand pays comme la France dans une Europe qui connaît des difficultés » disait-il au micro d’Europe1, délocalisé au Salon de l’Agriculture. Sur le stand du département du Nord, la journée a été marquée par la venue du ministre des sports, Patrick Kanner, et du Vice-président du Conseil départemental du Nord, délégué à la Ruralité, Patrick Valois. Pour le premier, il s’agissait avant-tout de ne pas oublier ses origines, lui qui a été premier vice-président du Conseil Général du Nord de l’aménagement du territoire, du développement économique et de l’agriculture « Il y a 11 ans, je me suis rendu au Salon de l’Agriculture et il n’y avait pas ce stand. C’est l’occasion pour moi de revenir ici sur ce lieu que j’ai créé, pour montrer mon attachement à ce département mais aussi pour montrer ma solidarité envers les agriculteurs du secteur. » Pour Patrick Valois, il s’agit avant tout de répondre de manière urgente aux attentes des agriculteurs du territoire « Le département du Nord est peut-être étiquette département urbain, mais c’est surtout un grand département rural. Nous voulons aider le monde agricole avec nos moyens : on souhaite que demain les cantines des écoles, des collèges, soient approvisionnées par les produits des agriculteurs, éleveurs. Nous voulons mettre en place une politique d’approvisionnement local, avec des produits qui soient rémunérés au juste prix. C’est fondamental ». Aujourd’hui, la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie a réagi très vite aux revendications des éleveurs au début de l’année 2016, en proposant un plan d’urgence de 4 millions d’euros, « Mais ce ne sera pas suffisant, dit d’emblée Xavier Bertrand, président du Conseil Général Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Cela leur permet certes d’avoir quelques mois de répit, de sursis, pour que se mette en place d’autres politiques, au niveau national monsieur le Ministre, sans oublier au niveau européen. Les discours ça va bien, mais c’est concrètement des actes que nous avons besoin pour nos agriculteurs (…) Le problème français ce n’est pas la productivité, mais la compétitivité. Quand vous n’êtes pas sûr de vendre au prix qui vous permettent tout simplement de vivre, c’est la question des charges qu’il faut prendre à bras le corps. » On le constate, les élus du département et de la région se sont mobilisés. Mais comment accompagner et comment aider les futurs générations d’agriculteurs qui veulent aujourd’hui se lancer ?


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