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Le Dossier

Le développement économique de l'avesnois

4 - Au niveau local : l’ADIE (association pour le droit à l’initiative économique) au chevet des nouveaux projets (2/2)


 Aujourd’hui donc, pour trouver un emploi par la voie classique, le demandeur d’emploi devient potentiellement son propre employeur, « À mesure que le taux de chômage augmente, ces personnes en difficulté ont envie de se lancer dans ce type de projet. Nous essayons de répondre avec cette demande de création d’entreprises, et de les aider au mieux dans leur parcours. Cela ne fait qu’évoluer positivement. Les profils sont très différents : certains ne veulent pas être soumis à un patron, et d’autres parce qu’ils n’ont pas vraiment le choix et ne trouvent pas de boulot. »

Des profils, des cibles de tout âge, avec une activité beaucoup plus axée sur l’activité commerciale (70%), de prestations de services (entretien d’espace vert, bâtiment, électricité), « Financièrement, ces gens essaient de finir leur mois avec ce qu’ils ont. C’est difficile quand on a face à nous des personnes en grosse difficulté et en situation précaire. Mais, de notre côté, on est à environ 98% de remboursement de nos crédits. C’est pour cela que nous avons une certaine confiance des banques et que nous pouvons bien les accompagner. Notre but, c’est de financer les projets en connaissance de cause et en adaptant le montant de financement en fonction de la situation de chaque demandeur. »

Le résultat est sans appel : 84% des personnes ayant choisi cette voie sont en pleine réinsertion professionnelle, soit en étant resté gérants, soit en ayant retrouvé une activité salariale grâce à un réseau professionnel. Des exemples dans le territoire, il y en a énormément, « J’ai financé un jeune sans revenu dans sa création d’activités de cigarette électronique il y a de cela deux ans. Il avait une activité sur Hirson et souhaitait ouvrir un deuxième local sur Jeumont, présente Hafida Boubech. De par sa situation, il ne pouvait pas bénéficier d’une aide bancaire, l’association l’a soutenu dans sa démarche pour le local et l’embauche d’une personne. C’était un jeune, donc on peut se dire il n’a pas d’expérience, il ne réussira pas dans sa création d’activités. Pour autant il est toujours gérant. Il est prouvé qu’un porteur de projet accompagné a 80% de chance en plus de réussir que celui qui se lance seul. Quand on crée son activité, il y a toujours des éléments qu’on ne connaît pas : les subventions, les aides, la gestion d’une activité, la préparation de chiffre d’affaires, les exonérations… »
Nous avons justement rencontré l’un d’entre eux, qui s’est lancé dans l’activité d’entrepreneur à seulement 20 ans.


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