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Le Dossier

Le développement économique de l'avesnois

3 - Au niveau local : l’ADIE (association pour le droit à l’initiative économique) au chevet des nouveaux projets (1/2)


La Sambre-Avesnois est un territoire où il y a beaucoup de chômage : en 2011, le territoire avait même le taux de chômage le plus élevé de France, selon l’INSEE : 17,1%, dont plus de la moitié était des chômeurs de longue durée. Le mois d’avril 2016 a pourtant été un mois positif dans l’ensemble : une diminution de 1,7 % du nombre de demandeurs d’emploi en avril redonne de l’espoir.

De l’espoir, pour prendre des risques sur un territoire en pleine mutation, c’est l’objectif de l’association ADIE, présente sur le territoire de la Sambre-Avesnois pour aider les personnes exclues du système bancaire grâce à des microfinancements dans le cadre de la création d’entreprises, ou de leur développement, « Attention : exclu du système bancaire, cela veut dire des personnes percevant des minima sociaux, des jeunes sans revenus, et des personnes qui sont fichées (interdit bancaire interdit chéquier), à cause de situation familiale complexe : maladie, divorce, perte d’emploi. Et aussi des personnes en surendettement, en accord avec la banque de France », nous précisent Hafida Boubech, conseillère.

Le mot d’ordre est simple : favoriser la création d’entreprises, « On part du principe que ce n’est pas parce que l’on est bénéficiaire du RSA que l’on est mauvais gérant de son entreprise, précise Hafida Boubech. L’avantage ? Le microcrédit, une fois remboursé (dans 98 % des cas), peut être renouvelé. Et le système a fait ses preuves puisque, au bout de trois ans, deux sociétés aidées sur trois par l’ADIE sont pérennes. « L’ADIE est présent dans le territoire de la Sambre Avesnois depuis 10 ans maintenant, précise Hafida Boubech. Nous travaillons avec pôle emploi pour sensibiliser les personnes dans le cadre d’une création d’entreprises. Depuis 2010, les chiffres évoluent : quand on est arrivé, nous n’avons financé qu’environ moins de 10 porteurs de projet. L’an dernier, on en a financé une trentaine, et aujourd’hui en avril 2016, nous en avons financé déjà une vingtaine. Ces personnes ont donc pu créer leur propre entreprise et donc, aussi, leur propre emploi. »


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