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Le Dossier

Quel avenir ferroviaire en Sambre Avesnois ?

6 - La décentralisation de 2012 : le cadencement ferroviaire


Le cadencement. Un terme peu commun, surtout pour un sujet comme le ferroviaire. Que signifie-t-il ? Il est entendu en fin de compte que les trains circulent à intervalle de temps régulier sur un parcours donné. Au niveau du transport ferroviaire français, c’est une révolution. Annoncé en mai 2011 pour un début de mise en service en 2012, le cadencement ferroviaire divise. Les écologistes, à l’époque, ne contestent pas la mesure sur le principe. Mais l’imposer, sans concertation « occasionnera assurément une dégradation de la qualité de service pendant des mois », diront notamment Jean Yves Petit et Jean Vincent Placé, dans une tribune du Monde. "Avec les années, les horaires des trains se sont empilés et ont sédimenté au point de devenir illisibles. Le cadencement permet aux exploitants et aux usagers d'y voir plus clair", présentait à l’époque la SNCF. Justement, il a plutôt tendance à rallonger les temps de parcours plutôt qu’à les diminuer : « On met plus de temps entre Maubeuge-Aulnoye et Lille qu’on n’en mettait il y a cinq ou six ans, raconte Gérard Dupigny. Dans notre secteur, il n’y a pas eu de suppressions, mais on ne peut pas dire que ça ait amélioré le trafic ferroviaire en Sambre-Avesnois. On aurait pu penser que ce serait un plus ». En France, ce passage a peut-être été annoncé dans la précipitation.

À l’heure du bilan, la FNAUT (La Fédération nationale des Associations d'usagers des transports) dresse un bilan contrasté. Les TGV n'ont plus la rentabilité qu’ils avaient et voient leur modèle économique déstabilisé, principalement par l'augmentation très forte du prix des sillons. Le marché de la mobilité se diversifie avec le développement accéléré du covoiturage, de l'autopartage. C’est aussi un retour en force de la voiture avec la baisse d'un quart du prix des carburants. C’est aussi l'irruption massive des autocaristes sur le marché Grandes lignes. Certains modes reçoivent des subventions ou des aides de l’État. D'autres bénéficient de défiscalisations importantes (avions) ou ne sont pas fiscalisés du tout (les nouveaux modes, tels covoiturages, Uber, etc.). Il en résulte une grande incertitude voire une non-visibilité sur les priorités des pouvoirs publics.


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